E-Twow Booster

E-Twow Booster

E-Twow Booster

- 640€

La trottinette électrique Booster est dotée d’équipements avancés en matière technologique. Pratique comme moyen de déplacement en ville, la patinette E-Twow est aussi capable de s’adapter sur différents types de sol.

avis E-Twow Booster

La note : 8.5/10

Les plus

  • Trottinette pliable
  • Sa vitesse

Les moins

  • Pas d’assise
  • Freinage sur route humide
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La trottinette électrique a quitté le rayon des gadgets urbains depuis un bon moment. Le code de la route lui a même donné un nom officiel : engin de déplacement personnel motorisé, ou EDPM, avec les obligations qui vont avec (vitesse limitée à 25 km/h sur la voie publique, assurance responsabilité civile obligatoire, trottoirs interdits sauf autorisation locale). Bref, on parle d’un véhicule à part entière, pas d’un jouet de fin d’année. Si vous cherchez de quoi avaler vos trajets quotidiens sans vous encombrer, la marque E-Twow revient très souvent dans les conversations, et le modèle Booster y occupe une place à part : c’est l’un des rares engins de cette catégorie à tenir sous la barre des 11 kilos tout en gardant un moteur de 500 watts.
L’engin se transporte facilement, ce qui change beaucoup de choses au quotidien. Vous pouvez le glisser dans un coffre pour les vacances, l’emmener sur une piste cyclable en bord de mer ou le sortir sur un chemin roulant, à condition de rester sur des revêtements corrects : les petites roues de ce format n’aiment ni les graviers profonds ni les racines.

Les points forts de l’E-Twow Booster

Si la trottinette électrique Booster garde autant d’adeptes, c’est d’abord une question d’arithmétique. Sur un trajet domicile-travail de 6 kilomètres, elle consomme l’équivalent de quelques centimes d’électricité, là où la même distance en voiture thermique coûte facilement un euro de carburant, sans compter le stationnement. À raison de deux allers-retours quotidiens, l’écart se chiffre en centaines d’euros sur une année. Ajoutez l’absence d’émissions à l’usage et vous comprenez pourquoi elle a séduit des profils très éloignés du cliché du citadin pressé.
Le Booster ne sert d’ailleurs pas qu’aux longues distances. Beaucoup de propriétaires s’en servent sur le dernier kilomètre : rejoindre l’arrêt de tram, la gare, ou simplement éviter la galère de la place de parking devant le cabinet médical. C’est là que le format pliable prend tout son sens. Le pliage se fait d’un geste au pied et la trottinette se pose ensuite dans un porte-bagages de train ou sous un bureau sans gêner personne.
Côté équipement, deux détails font la différence à l’usage. Le phare avant est piloté par un capteur photosensible : il s’allume tout seul quand la luminosité baisse, ce qui évite d’oublier de se signaler en sortant d’un tunnel ou d’un parking souterrain. Et l’écran LCD placé sur le guidon affiche en direct la vitesse, le niveau de charge, la distance parcourue et la température ambiante. Ce dernier indicateur n’est pas décoratif : en dessous de 5 °C, une batterie lithium perd sensiblement en capacité, et voir la température affichée aide à comprendre pourquoi l’autonomie fond en janvier.
Le temps de charge, enfin, tient en 2 heures environ. On recommande de faire une charge complète avant la première sortie, puis de ne pas attendre l’extinction totale de la batterie pour la remettre au courant.

E-Twow Booster : ce qu’on vous conseille avant d’acheter

La Booster est polyvalente, mais elle a ses limites et autant les connaître avant de sortir la carte bleue. Sur sol enneigé, on oublie tout simplement. Sous la pluie, le freinage reste correct mais la distance d’arrêt s’allonge nettement sur chaussée mouillée, surtout sur les bandes blanches et les plaques d’égout. La règle de terrain que donnent les riders expérimentés est simple : réduire d’un tiers votre vitesse habituelle et anticiper vos freinages deux fois plus tôt.
Le prix, autour de 965 €, reste le principal point de friction. Il faut le remettre en perspective : à ce niveau de tarif, vous payez surtout une batterie au lithium sérieuse et un châssis qui ne se déforme pas au bout de six mois. Une batterie lithium de bonne facture encaisse en général entre 500 et 800 cycles de charge avant de perdre un quart de sa capacité, là où les modèles d’entrée de gamme s’essoufflent bien plus tôt. Ramené à trois ou quatre ans d’usage quotidien, le calcul devient nettement plus digeste.
Sur l’autonomie, soyons francs : les 25 à 30 kilomètres annoncés correspondent à un conducteur léger, sur du plat, à vitesse modérée et par temps doux. Dans la vraie vie, avec un adulte de 80 kilos, quelques côtes et une conduite normale, tablez plutôt sur 20 à 25 kilomètres. Le poids du pilote, la température extérieure, la pression de conduite et le dénivelé pèsent tous dans la balance. Calculez donc votre besoin réel en doublant la distance de votre trajet aller, et gardez une marge de sécurité de 20 %.
Deux habitudes prolongent nettement la vie de la batterie : éviter de la laisser dormir à plat pendant des semaines, et la stocker autour de 50 % de charge si vous ne roulez pas de l’hiver. Pensez aussi à votre assurance responsabilité civile : elle est obligatoire pour un EDPM, et beaucoup de propriétaires découvrent trop tard que leur contrat habitation ne la couvre pas d’office.

Les spécificités techniques de l’E-Twow Booster

Ce qui frappe en premier, c’est la densité de l’engin : compact, mais taillé pour durer. Les dimensions parlent d’elles-mêmes, 940 x 1160 x 135 millimètres déplié, et 940 x 330 x 150 millimètres une fois plié. Pourtant, la patinette ne pèse que 11 kg. C’est un seuil qui compte : au-delà de 12 ou 13 kilos, monter trois étages avec la trottinette sous le bras devient franchement pénible, et beaucoup de modèles concurrents à moteur équivalent dépassent largement ce chiffre.
La vitesse de pointe atteint 30 km/h. Attention, sur la voie publique française, la réglementation impose un bridage à 25 km/h : les exemplaires vendus pour un usage routier sont limités en conséquence, et le surplus de couple sert surtout à grimper. L’engin encaisse d’ailleurs des pentes allant jusqu’à 15 degrés, ce qui règle la question des faux plats et des rampes de parking.
La puissance vient d’une batterie de type Li-po lithium de 6,5 ampères-heures, avec une force électromotrice de 33 volts. Le moteur est un Brushless DC (sans balai), qui délivre 500 watts en puissance maximale, une rotation maximale de 950 tours par minute et un voltage de 33 volts. L’absence de balais signifie moins d’usure mécanique et donc moins d’entretien : c’est l’une des raisons pour lesquelles ces moteurs équipent aujourd’hui la quasi-totalité des trottinettes sérieuses.
Les 2 heures de charge sont un vrai argument quand certains modèles réclament une dizaine d’heures sur une prise 220 volts. Dernier point technique, et pas le moindre : le freinage est à récupération d’énergie. Chaque décélération renvoie un peu de courant dans la batterie. Ne comptez pas dessus pour doubler votre autonomie (le gain se compte en pourcents, pas en kilomètres), mais sur un parcours vallonné avec de nombreuses descentes, la différence se voit sur la jauge.

L’E-Twow Booster en résumé

La Booster tient sa promesse : se déplacer autrement en ville, mais aussi ailleurs. Aller au bureau, rejoindre un café, passer voir un proche, filer chez le coiffeur ou chez le médecin, elle absorbe tous ces trajets courts que la voiture rend absurdes. Ses meilleurs arguments restent sa vitesse de pointe, son autonomie réelle honnête et surtout sa légèreté, qui la rend utilisable en combinaison avec les transports en commun.
Reste le prix, élevé, qui constitue le vrai frein à l’achat, et une polyvalence limitée : pas de neige, et une prudence redoublée sous la pluie puisque les roues ne sont pas conçues pour maximiser l’adhérence sur sol détrempé. Si vos trajets se font majoritairement sur bitume urbain et que vous avez besoin de porter votre engin régulièrement, elle reste un choix très cohérent. Si vous roulez sur des chemins ou par tous les temps, on vous orientera plutôt vers un modèle à roues plus généreuses.