E-Twow Master

E-Twow Master

E-Twow Master

- 1150€

Le modèle Master fait partie des nouvelles générations de trottinettes électriques conçues par la marque E-Twow. L’engin bénéficie des avancées technologiques les plus récentes en matière de mobilité et de transport.

avis E-Twow Master

La note : 8.5/10

Les plus

  • Facilité de transport
  • Idéale au quotidien
  • Sa sécurité

Les moins

  • Pas de selle
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La trottinette électrique a quitté depuis un moment le rayon des jouets pour grands enfants. En France, elle appartient désormais à la famille des EDPM (engins de déplacement personnel motorisés), avec ses règles, son assurance et sa place sur la chaussée. L’E-Twow Master s’inscrit pleinement dans cette logique de déplacement utile : on la sort pour avaler les trois ou quatre kilomètres qui séparent le domicile du bureau, pour rejoindre une gare ou pour compléter un trajet en transports, pas pour jouer les tout-terrains le dimanche.
Ce qui frappe à la première prise en main, c’est la sobriété de l’engin. Pas de fioritures, un châssis compact, une adhérence rassurante sur bitume sec et un comportement prévisible en courbe. Le tout sans effort physique, sans carburant et sans chercher une place de stationnement à l’arrivée. On détaille ci-dessous ce que ce modèle vaut réellement au quotidien, limites comprises.

Les atouts de l’E-Twow Master

Le premier argument de la Master tient dans une balance : 10,7 kg. C’est le poids d’un pack d’eau, et cela change tout dès qu’il faut monter deux volées de marches, la glisser sous un bureau ou la porter sur les derniers mètres d’un chemin impraticable. Une fois pliée, elle se cale sans difficulté dans un coffre de citadine ou contre une portière de train. Les modèles concurrents qui dépassent les 14 kg finissent souvent par rester au garage : le poids est le vrai critère de fidélité sur une trottinette de trajet quotidien.
Côté vitesse, l’engin atteint 25 km/h, soit exactement le plafond autorisé pour un EDPM sur la voie publique. Inutile d’espérer davantage en usage légal, et c’est amplement suffisant : sur un parcours urbain de 5 km avec feux et intersections, la moyenne réelle tourne plutôt autour de 17 à 19 km/h, ce qui reste plus rapide qu’une voiture aux heures de pointe.
L’autonomie annoncée est de 25 km. Dans la vraie vie, comptez plutôt 15 à 20 km avec un adulte de 80 kg sur un parcours légèrement vallonné, et jusqu’à 30 % de moins par temps froid : la chimie lithium n’aime pas les matins d’hiver à 2 °C. Bonne nouvelle, la Master conserve ses roues libres quand la batterie rend l’âme : elle redevient une trottinette classique, propulsée au mollet, et vous rentrez quand même. Cela dit, on évite la décharge profonde, qui use prématurément les cellules. La règle de terrain : remettre en charge avant de descendre sous 20 %, et si l’engin doit dormir plusieurs semaines, le stocker autour de 50 à 60 % de charge plutôt que batterie pleine ou vide.
Dernier point pratique : la charge maximale supportée est de 100 kg, sacoche et courses comprises. De quoi couvrir la grande majorité des usages, du trajet vers le travail à la balade en famille sur une voie verte.

E-Twow Master : nos conseils avant de rouler

La marque E-Twow a conçu cette trottinette pour la liberté de mouvement, mais rouler en EDPM implique quelques obligations qu’on résume ici, parce qu’elles coûtent cher à ignorer. L’âge minimum est fixé à 14 ans. L’assurance responsabilité civile est obligatoire, exactement comme pour un scooter : votre contrat habitation ne la couvre pas automatiquement, vérifiez-le avant le premier trajet. La circulation sur les trottoirs est interdite, le transport d’un passager aussi, et les écouteurs sont proscrits au guidon. Le casque devient obligatoire hors agglomération, où s’ajoute le gilet rétroréfléchissant de nuit. En ville, il reste facultatif, mais très vivement conseillé : la tête étant la première zone touchée en cas de chute à 25 km/h.
Sur l’entretien, deux gestes suffisent à éviter 90 % des mauvaises surprises. Le premier : contrôler tous les quinze jours le serrage de la potence et de la platine de pliage, car les vibrations du pavé desserrent lentement les fixations. Le second : nettoyer la trottinette à l’éponge humide, jamais au jet haute pression, qui pousse l’eau vers l’électronique et le contrôleur.
Enfin, un mot sur la conduite. La Master demande peu d’effort physique, ce qui donne vite un faux sentiment de sécurité. Sur chaussée mouillée, allongez les distances d’anticipation : avec des roues de petit diamètre, une bande blanche détrempée ou une plaque d’égout se négocient en ligne droite, jamais en plein virage. Les débutants gagneront à faire leurs premiers kilomètres sur un parking calme, le temps d’apprivoiser la gâchette d’accélération, plus vive qu’on ne l’imagine.

Les spécifications techniques de l’E-Twow Master

Le tableau de bord se limite à un écran LCD central, lisible en plein soleil, qui affiche la vitesse instantanée, la distance parcourue et le niveau de charge restant. Rien de superflu, et c’est précisément ce qu’on attend : lever les yeux de la route une demi-seconde suffit pour savoir où l’on en est.
Le guidon et la poignée se replient, ce qui ramène l’encombrement à un format transportable. La manipulation prend une poignée de secondes, sans outil, et se fait d’une main quand on a pris le pli.
Côté performances, la trottinette plafonne à 25 km/h et revendique 25 km d’autonomie grâce à une batterie de 8,5 Ah. La consommation reste très contenue, autour de 6 Wh par kilomètre, feux allumés compris. Elle grimpe en revanche dès que la charge dépasse 75 kg ou que le parcours accumule les côtes : la physique ne se négocie pas.
Le freinage constitue le véritable point fort de ce modèle. À l’avant, un frein magnétique réactif, sans plaquette à changer donc sans usure mécanique. À l’arrière, un frein mécanique de secours qui prend le relais en cas de besoin. L’ensemble récupère une partie de l’énergie de décélération via le système KERS (récupération d’énergie cinétique), une technologie empruntée à l’automobile de compétition et encore rare sur ce segment. Concrètement, chaque freinage en descente renvoie quelques centièmes de charge dans la batterie et allonge un peu l’autonomie sur un parcours vallonné.
Ajoutez à cela un régulateur de vitesse automatique, appréciable sur les longues portions rectilignes de piste cyclable où maintenir une pression constante sur la gâchette devient vite fatigant pour le pouce. Le design, lui, joue la carte de la discrétion : le fabricant a visiblement préféré investir dans la sécurité et l’électronique plutôt que dans les artifices esthétiques.

L’E-Twow Master en résumé

La Master se distingue moins par ses chiffres bruts que par la cohérence de l’ensemble : un poids plume de 10,7 kg, un freinage magnétique associé au KERS, un régulateur de vitesse et une autonomie honnête pour un engin de cette catégorie. C’est une trottinette de trajet quotidien, pensée pour les 3 à 10 km urbains, l’intermodalité avec le train et les déplacements où la voiture devient un handicap plus qu’une solution.
Sa maniabilité et sa légèreté la rendent accessible à des gabarits très différents, dans la limite des 100 kg de charge et de l’âge légal. La qualité de l’éclairage permet de rouler serein en fin de journée d’hiver, ce qui compte quand la nuit tombe à 17 h 30.
Reste à connaître les limites, parce qu’il y en a. Les performances baissent avec le poids du conducteur, le vent de face et les températures basses : la vitesse de pointe est la première variable à trinquer, l’autonomie suit derrière. Sur des chemins vraiment dégradés ou de longues distances, mieux vaut regarder un modèle plus lourd, à roues plus grandes et suspendues. Pour de l’urbain quotidien en revanche, la Master reste une valeur sûre du catalogue E-Twow.