Uber Scoot 800W Powerboard

Uber Scoot 800W Powerboard

Uber Scoot 800W Powerboard

- 999€

La trottinette électrique Uber Scoot 800W Powerboard appartient à la famille des Funbikes. Mais on soulignera avant tout son alimentation électrique. Cette caractéristique fait de cet engin un moyen de transport moderne, pratique et propre. Au niveau du design et des performances, le modèle se rapproche par ailleurs du scooter.

avis Uber Scoot 800W Powerboard

La note : 9/10

Les plus

  • Son prix
  • Confort de conduite

Les moins

  • Faible autonomie
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En quelques années, la trottinette électrique est passée du gadget de démonstration au vrai outil de déplacement : le marché français tourne désormais autour de 700 000 à 900 000 unités écoulées chaque année, et l’offre s’est nettement scindée en deux familles. D’un côté, les engins urbains légers, bridés à 25 km/h, pensés pour le dernier kilomètre. De l’autre, des machines bien plus musclées, avec selle, gros pneus et moteur surdimensionné. L’Uber Scoot 800W Powerboard appartient sans ambiguïté à la seconde catégorie, et cela change tout : son public, son terrain de jeu et même le cadre légal dans lequel vous pouvez le sortir. On déballe tout ça calmement.

Les atouts de l’Uber Scoot 800W Powerboard

Premier argument, et il est très concret : le coût d’usage. La batterie de 36 V / 12 Ah stocke un peu plus de 430 Wh. Une charge complète vous revient donc à une dizaine de centimes au tarif réglementé de l’électricité, soit nettement moins d’un centime du kilomètre parcouru. Aucun plein de carburant ne descend à ce niveau, et la recharge se fait sur n’importe quelle prise domestique, au garage comme au bureau.

Deuxième atout, le moteur de 800 watts. Sur ce segment, beaucoup de modèles plafonnent entre 250 et 500 watts : ici, la réserve de couple se sent surtout au démarrage et dans les montées, là où une trottinette urbaine classique commence à tirer la langue au-delà de 8 à 10 % de pente. Le constructeur annonce 35 km/h en pointe, une vitesse que l’on réserve à un terrain privé, et on vous explique pourquoi juste en dessous.

Le reste de la fiche mise sur le pratique plutôt que sur l’élégance. Le dessin ne fera bondir personne, mais le guidon large façon motocross donne un maintien rassurant : il sert autant de direction que de point d’appui pour le buste, ce qui compte quand la route se dégrade. La selle, elle, change franchement la vie sur les trajets de plus de dix minutes, là où une trottinette debout finit toujours par fatiguer les mollets. Enfin, l’engin se plie, ce qui simplifie son rangement dans un coffre de break ou le long d’un mur de garage.

Uber Scoot 800W Powerboard : nos conseils avant de rouler

Commençons par le point que les fiches produit oublient volontiers. En France, un engin de déplacement personnel motorisé se définit, à l’article R311-1 du code de la route, comme un véhicule sans place assise, bridé à 25 km/h. Avec sa selle et ses 35 km/h annoncés, l’Uber Scoot 800W Powerboard sort de cette case : il bascule dans la famille des cyclomoteurs, avec tout ce que cela suppose (réception du véhicule, plaque, assurance dédiée, permis AM pour les plus jeunes). Sans homologation, sa place est sur un terrain privé, un circuit fermé ou une propriété clôturée, pas sur la piste cyclable du centre-ville. Ce n’est pas un détail de juriste : en cas d’accident sur la voie publique, l’absence de couverture adaptée vous laisse seul face aux dommages causés.

Deuxième réflexe, purement de terrain : soupesez la bête avant de dire oui. 40 kg, c’est le poids d’un vélo cargo compact. « Pliable » ne veut donc pas dire « portable » : monter deux étages avec l’engin sous le bras relève de la séance de musculation. Prévoyez un local de plain-pied, un ascenseur, ou au minimum un hayon de coffre plutôt qu’un coffre de berline.

Le fabricant ouvre l’usage dès 12 ans, et la hauteur de selle comme celle du guidon se règlent pour accompagner la croissance. Sur le papier, c’est séduisant. Dans les faits, 40 kg lancés à 35 km/h ne pardonnent pas grand-chose à un pilote débutant. Faites les premières sorties sur terrain plat et dégagé, casque et gants systématiques, et faites tester le freinage à froid : à pleine vitesse sur sol sec, il faut compter une bonne dizaine de mètres pour immobiliser l’ensemble. Les disques avant et arrière font correctement leur travail, encore faut-il savoir doser l’avant.

Dernier conseil, celui qui décide de la longévité de votre achat. Une batterie annoncée pour 250 cycles se gère : rechargez après chaque sortie, même courte, et ne la laissez jamais dormir déchargée pendant l’hiver, sous peine de la voir perdre la moitié de sa capacité au printemps. Une recharge d’entretien tous les mois en période de remisage suffit. À raison de deux charges hebdomadaires, tablez sur deux à trois ans avant de devoir envisager un remplacement, et vérifiez la disponibilité du pack de rechange avant de commander : c’est souvent là que le bât blesse sur ce type d’engin.

Les spécifications techniques de l’Uber Scoot 800W Powerboard

Voici les données à retenir, telles que communiquées par le fabricant :

  • Moteur : 800 W
  • Batterie : 36 V / 12 Ah, environ 250 cycles, chargeur 110-240 V
  • Vitesse maximale : 35 km/h
  • Autonomie : 20 km
  • Charge maximale supportée : 120 kg
  • Poids de l’engin : 40 kg
  • Freinage : disques à l’avant et à l’arrière
  • Roues : jantes aluminium, pneus larges
  • Cotes annoncées : 44 cm de long, 42 cm de haut au réglage maximal

Quelques précisions valent mieux qu’une simple liste. Les pneus larges constituent le vrai différenciateur ici : ils absorbent les irrégularités et offrent une adhérence que les petites roues pleines des trottinettes urbaines ne procurent pas, notamment sur chemin ou gravier tassé. Le guidon de type motocross prolonge cette logique en donnant de la stabilité à haute vitesse. Côté autonomie, retenez que les 20 km annoncés valent pour un pilote léger, sur terrain plat, à vitesse modérée : ajoutez du dénivelé, un adulte de 85 kg et des accélérations franches, et vous tomberez plus volontiers autour de 12 à 15 km réels. C’est la règle sur l’ensemble de la catégorie, pas une faiblesse propre à ce modèle. Enfin, la charge maximale de 120 kg laisse de la marge, y compris avec un petit sac à dos.

Ce qu’il faut retenir de l’Uber Scoot 800W Powerboard

L’Uber Scoot 800W Powerboard n’est pas une trottinette de bureau, et c’est justement ce qui le rend intéressant. Son moteur de 800 watts, sa selle, ses freins à disque et ses pneus larges en font une machine de loisir robuste, taillée pour un terrain privé, une propriété étendue, un camping ou un circuit fermé. Le coût d’usage reste dérisoire, la mécanique est simple, et le confort de conduite dépasse largement celui d’un modèle urbain debout.

Ses limites sont tout aussi nettes. Les 40 kg pèsent sur la manipulation quotidienne et relativisent l’argument du pliage. L’autonomie de 20 km, honnête sur le papier, se réduit vite en usage réel. Et surtout, le duo selle plus 35 km/h le place en dehors du cadre légal des trottinettes électriques sur la voie publique française : à considérer avant l’achat, pas après.

En résumé, c’est un bon choix si vous cherchez un engin costaud pour rouler chez vous ou sur terrain fermé, et si l’argument « ça grimpe partout » compte plus que la légèreté. Si votre besoin est le trajet domicile-travail en ville, orientez-vous plutôt vers un modèle bridé à 25 km/h, sans selle, autour de 15 kg : vous serez dans les clous et vous porterez votre trottinette sans grimacer.

Où faire assurer votre scooter ?

Dès lors que votre engin relève de la catégorie des scooters ou des cyclomoteurs, l’assurance n’est plus une option : rouler sans couverture vous expose à une amende et, surtout, à devoir régler de votre poche les dommages causés à autrui. En consultant cette source, vous pourrez visualiser l’offre proposée par notre partenaire april-moto.com en termes d’assurance 2 roues. Les statistiques de la sécurité routière sont sans appel sur ce point : à distance parcourue égale, un usager de deux-roues motorisé court un risque d’accident mortel bien supérieur à celui d’un automobiliste, et les blessures y sont plus lourdes. Casque et gants homologués sont obligatoires, et la responsabilité civile constitue le minimum légal à souscrire.


De manière générale, vous aurez le choix entre trois formules pour assurer votre deux roues. La formule au tiers ne prend en charge que les dommages causés à un tiers : c’est le socle, souvent retenu pour un véhicule ancien ou de faible valeur. La formule intermédiaire, dite tiers +, ajoute les garanties vol et incendie, un vrai sujet en zone urbaine où le deux-roues reste une cible de choix. Enfin, la formule tous risques couvre les dommages tous accidents et les dommages corporels du conducteur, y compris quand vous êtes responsable. Un conseil avant de signer : vérifiez le montant de la franchise vol et les conditions d’antivol exigées par le contrat, car c’est souvent là que se joue l’indemnisation réelle.