
E-Twow Eco
- 649,99€Le modèle E-Twow Eco est une nouvelle génération de NVEI qui répond aux attentes des utilisateurs puisqu’il arrive à détrôner sans difficultés les générations précédentes.

La note : 8/10
Les plus
- Légère et compacte
- Sa robustesse
Les moins
- Temps de charge
Le temps où la trottinette électrique passait pour un gadget de rentrée est loin derrière nous. Depuis que le code de la route encadre les EDPM (engins de déplacement personnel motorisés), l’achat s’est nettement rationalisé : on regarde le poids réel, l’autonomie annoncée, la facilité de pliage et la disponibilité des pièces avant même de s’intéresser à la fiche technique. L’E-Twow Eco s’adresse précisément à ce public-là, celui qui veut un engin sobre et fiable pour ses trajets du quotidien plutôt qu’une machine à sensations.
Sa réussite tient d’abord à un choix assumé du fabricant : privilégier le châssis, la motorisation et la gestion de l’énergie au lieu de soigner l’apparence. Le design reste proche des générations précédentes, presque austère, et l’engin n’a rien d’un objet de démonstration. En revanche, la maniabilité surprend dès les premiers mètres : guidon fin, commandes lisibles au pouce, centre de gravité bas. Sur une piste cyclable encombrée, ce sont ces détails qui font la différence, bien plus qu’un cadre coloré.
Deuxième argument, et pas le moindre : la légèreté. À 10,7 kilos, l’Eco se hisse d’une main dans un escalier de métro, ce qui n’est déjà plus le cas de la plupart des modèles à grosse batterie qui flirtent avec les 18 ou 20 kilos. On a d’ailleurs remarqué, sur les retours d’utilisateurs quotidiens, que le poids reste le premier critère de satisfaction à six mois d’usage, devant l’autonomie. Un engin qu’on renonce à porter finit vite au garage.
Les atouts de l’E-Twow Eco
Commençons par l’évidence : l’alimentation électrique. Contrairement au vélo, aucun effort n’est demandé au conducteur, et contrairement au scooter thermique, la facture énergétique reste anecdotique. Faites le calcul : la batterie embarque 24 V x 6,5 Ah, soit environ 156 Wh. Au tarif réglementé de l’électricité, une charge complète revient à moins de 5 centimes pour 20 à 25 kilomètres parcourus. Difficile de trouver moins cher au kilomètre, et le bilan sonore comme le bilan à l’échappement parlent d’eux-mêmes en ville.
La légèreté, ensuite, change complètement les usages possibles. L’Eco se plie en quelques secondes et se glisse dans un coffre de citadine, sous un bureau ou dans le compartiment à bagages d’un TER. C’est l’engin typique du trajet mixte : trois kilomètres jusqu’à la gare, le train, puis le dernier kilomètre côté bureau. Un conseil de terrain : ajoutez une sangle de portage bon marché, car les 10,7 kilos se font sentir au bout de deux cents mètres à bout de bras, surtout avec un sac sur l’épaule.
Le troisième atout est plus discret mais très appréciable au long cours : la récupération d’énergie cinétique. En descente ou lors des ralentissements, le moteur travaille en générateur et regarnit légèrement la batterie. On ne va pas vous vendre des kilomètres gratuits, l’apport reste modeste, mais sur un parcours vallonné il permet de conserver un peu de marge en fin de trajet. Le freinage magnétique, lui, a l’avantage de ne pas s’user comme des plaquettes : moins d’entretien, moins de pièces à changer.
E-Twow Eco : nos conseils d’expert
Premier réflexe, avant même le premier trajet : vérifiez le serrage de la potence et du système de pliage. Sur ce type de châssis, un léger jeu apparaît après quelques dizaines de kilomètres, c’est normal et cela se rattrape avec la vis de tension prévue à cet effet. Prenez l’habitude de contrôler ce point une fois par mois, en même temps que la visserie du guidon. Un guidon qui « flotte » n’est pas dangereux en soi, mais il fatigue vite les poignets et donne l’impression trompeuse d’un engin usé.
Pour les pièces détachées, restez sur des références d’origine ou des distributeurs agréés. Les copies de contrôleurs et de blocs batterie circulent en nombre, et le gain à l’achat se paie en autonomie perdue, voire en panne sèche au bout de quelques mois. Amazon reste une entrée fiable à condition de vérifier le vendeur et la compatibilité exacte du modèle. Autre point sur lequel on ne transige pas : le débridage. Toucher au moteur ou au contrôleur pour dépasser les 25 km/h fait sortir l’engin de la catégorie EDPM, ce qui vous prive de votre assurance responsabilité civile en cas d’accident. Le jeu n’en vaut vraiment pas la chandelle.
Côté batterie, quelques habitudes prolongent sérieusement sa durée de vie. Évitez de la laisser descendre à zéro avant de la recharger, débranchez une fois la charge terminée (comptez trois à quatre heures) et, si vous remisez la trottinette pendant l’hiver, stockez-la autour de 50 à 60 % de charge dans une pièce hors gel, avec une recharge d’entretien tous les deux mois. Une cellule lithium laissée vide pendant tout un hiver ne s’en remet généralement pas.
Enfin, rappelez-vous le cadre légal, car il conditionne aussi votre sécurité : circulation interdite sur les trottoirs, âge minimum fixé à 14 ans, éclairage avant et arrière, avertisseur sonore et catadioptres obligatoires, assurance responsabilité civile exigée, casque obligatoire hors agglomération et vivement recommandé partout ailleurs. L’Eco arrive équipée en éclairage LED, ce qui règle une bonne partie de la question dès la sortie du carton.
Les spécifications techniques de l’E-Twow Eco
- Le modèle Eco pèse 10,7 kilos, soit l’équivalent d’un pack d’eau
- L’engin fonctionne avec une batterie de type Li-Po lithium, sous 24 V, d’une capacité de 6,5 Ah. Comptez entre trois et quatre heures pour une charge complète.
- La trottinette est dotée d’un moteur sans balai. La puissance maximale est de 350 W, la rotation maximale de 700 tours par minute. À cela s’ajoutent un voltage de 24 V et un couple maximal de 13,3 N.m
- La trottinette peut supporter un poids total de 100 kilos
- La vitesse de pointe de l’engin est de 25 km/h
- Côté autonomie, l’engin parcourt 20 à 25 km : cette performance dépend du type de sol, du poids du conducteur, du relief et des conditions météorologiques
- On peut rouler de nuit grâce aux éclairages LED avant et arrière
- La trottinette dispose d’un dispositif de récupération d’énergie cinétique
- La dimension sécurisante de l’engin tient aussi à son freinage magnétique
- La suspension avant et arrière contribue à la tenue de route et au confort de conduite
- La polyvalence de l’engin tient en partie à ses roues de 200 mm
- Malgré un design classique, l’engin séduit par son cadre en aluminium
- La trottinette est peu énergivore, avec une consommation annoncée de 6,15 Wh/km
- Le régulateur de vitesse automatique participe au confort comme à la sécurité du conducteur
Le nom du modèle n’a rien d’un hasard : l’engin roule en permanence en mode économique, c’est-à-dire en cherchant à consommer le moins d’énergie possible. Rapprochez les 6,15 Wh/km annoncés des 156 Wh de la batterie et vous retombez sur les 25 kilomètres théoriques : en pratique, tablez plutôt sur 18 à 20 km avec un adulte de 80 kilos, du vent de face et quelques côtes.
L’E-Twow Eco en résumé
L’E-Twow Eco reste une trottinette de déplacement quotidien avant tout : économique à l’usage, propre en ville, maniable et facile à ranger. Ses points forts se rejoignent tous autour de la même idée, la sobriété. Peu de poids à porter, peu d’énergie consommée, peu de pièces d’usure à remplacer.
Le fabricant n’a manifestement pas cherché le design spectaculaire. E-Twow a préféré investir dans le moteur, la gestion de la batterie, le freinage magnétique et le régulateur de vitesse automatique. C’est un parti pris qui divise, mais qui se défend : au bout de deux ans, on se souvient rarement de l’esthétique d’une trottinette, on se souvient en revanche très bien du nombre de fois où elle est tombée en panne.
La durabilité fait aussi partie des arguments, à condition de jouer le jeu de l’entretien régulier : contrôle de la visserie, nettoyage à sec du plateau, suivi de la charge. Sa vitesse est bridée à 25 km/h, ce qui correspond au maximum légal en France pour un EDPM et permet accessoirement de préserver la batterie. Certains modèles annoncent mieux sur le papier, mais ils ne pourront pas rouler plus vite sur la voie publique.
Pour les longs parcours, un siège se monte en accessoire optionnel si vous tenez à ménager vos jambes. Beaucoup préfèrent s’en passer et garder la conduite debout, plus réactive dans le trafic et plus proche de l’esprit d’origine. Question de goût, et rien n’interdit d’essayer les deux.
Reste le champ d’usage : trajets domicile-travail, courses de proximité, balades sur voies vertes ou chemins stabilisés. L’Eco encaisse jusqu’à 100 kilos de charge sans perdre l’essentiel de sa vitesse ni de son autonomie, ce qui la rend exploitable par la grande majorité des conducteurs. En revanche, ses roues de 200 mm et ses pneus sans chambre à air apprécient modérément les pavés et les chemins caillouteux : sur ces terrains, levez le pied et pliez les genoux, votre dos vous remerciera.